Je déteste être maman 2/2

Je déteste être maman 2/2

La grossesse pas au top, mais pas pire, je me dis que le meilleur reste à venir.

J’arrive à la fin. Nous sommes en Janvier et j’ai l’intuition que petit chat arrivera en avance. Je le sais, je le sens.

 

Quand tu perds toute ta confiance

et que tu ne sais PLUS RIEN. Ta culotte est mouillée. Tu t’es fais pipi dessus ? C’est les eaux ? Combien dois y en avoir ? Faut y aller tu crois ? Je panique pour rien ? Bref, tu ne sais plus comment tu t’appelles.

Allez go au CHU, il est 3h du matin, le Jeudi 23 Janvier. Je suis sur un nuage. Très contente d’être débarrassée de la grossesse, je vais pouvoir enfin dormir sur le ventre ! Et donc dormir pour de vrai ! (Naïveté quand tu nous tiens !). Oui parce-qu’après pour peu que tu allaites ou non, tu vas avoir les seins gonflés à bloc, pour ma part, très très douloureux, toutes les 3/4h. Mais j’y reviendrais. 

Pour l’heure, le boulot commence, j’ai mon plan d’attaque, et le reste on va improviser.

 

Improviser.

C’est le mot. Pourquoi faire un plan quand rien ne se déroule comme prévu ahahaha ! Au moins ça m’a rassurée pour le début !
Faire un plan de naissance c’est cool, ça permet de te poser les bonnes questions, de te renseigner, de te projeter et de trouver la meilleure façon d’accoucher pour toi, et ton partenaire. Bon, tout ne s’est pas passé comme prévu, et Petit Chat a décidé d’arriver la tête en bas (jusqu’ici tout va bien) mais en regardant vers l’autre côté. Autant vous dire que les contractions sont pas les mêmes, car elles vont chercher les reins et paralysent tout le bas du dos. Pour un travail en mobilité, c’est loupé ! Je commence à hurler de douleur et je craque pour prendre la péridurale après des heures et une dilatation qui n’avance pas et reste à 4. Je vous épargne le récit et les hurlements (ah ben j’ai bien connecté le côté sauvage et bestial de la natalité, celui qui te connecte à cette force primaire et naturelle), car après une dilatation express, petit chat arrive. Je suis passée de 4 à j’ai un bébé dans les mains en 10 minutes, après une demi journée à hurler.

 

Le Choc.

Premiers instants, premier cri pour lui, dernier cri pour moi, et voici la surprise.

Le choc.

Je tiens un p’tit truc gluant, la douleur s’est arrêtée, la brûlure a disparue, je ne réalise pas, j’ai envie de dormir, j’ai envie de rentrer chez moi, je capte rien, je vois Mr W.  tout ému, heureux, un sourire énorme sur le visage, je ne sais pas ce que je dois faire, je le regarde, je regarde le p’tit truc, je le regarde à nouveau, je sais pas ce qu’exprime ma tête. Je souris ? Je pleure ? Je ne sais même pas, je ne capte rien. Comment on doit réagir dans ces moments-là ? Elles disaient quoi les mamans sur leurs blogs et leurs posts ? Je sais plus comment je doit être ou ce que je dois. 

La sage femme met Peter au sein, la douleur revient mais de manière plus douce, ce n’est plus la brûlure de métal en fusion ressentie pendant l’accouchement. La péridurale s’estompe. J’ai froid et chaud, je suis toujours mi-figue mi-raison, mais il faut être heureuse, j’ai mon bébé dans les bras, c’est comme ça qu’on fait hein ? Et puis on nous annonce que la chambre sera partagée et que papa ne sera pas là les 3 nuits que je passerais ici. Je m’effondre.

Comment je vais y arriver ? C’est lui qui me dit quoi faire, quoi penser, quoi ressentir, moi je suis déconnectée de tout. Je regarde ce petit humain fragile et ô combien dépendant de moi et j’essai de me rappeler ce que j’ai lu ces 9 derniers mois, de me souvenir quoi faire, comment répondre à ses besoins physiologiques et émotionnels. Ne pas laisser pleurer, réconforter, parler, d’une voix douce, chantonner, le bain, la tétée, les positions d’allaitement, la technique pour mettre bébé au sein. Ses pleurs me font pleurer et je me sens désemparée. Les sages femmes me rassurent. L’allaitement est douloureux, c’est normal c’est le début. Je n’arrive jamais à le mettre au sein seule, il décroche. Je suis si fatiguée. Je ne sens même plus la douleur des tranchées tellement l’allaitement me fait mal. On me donne des crèmes, on me dit que sa posture est bonne, pourtant je n’y arrive pas. Je persévère, je m’accroche. On me demande si c’est mieux comme ci, ou comme ça. Non. On me donne des bouts de seins et de la lanoline. C’est un peu mieux, il faut que les crevasses guérissent.

 

Retour à la maison.

Par chance, mon mari a posé deux semaines de congés en plus de ses pauvres quelques jours de congé paternité. C’est une blague ce congé. Limite du foutage de tronche. Comment voulez-vous qu’en 11 jours la mère se soit assez remise de tout ? Physiquement, émotionnellement, fatiguement ? Elle est chamboulée et on la laisse seule avec un petit humain dépendant H24 qui a besoin de beaucoup d’attention. C’est inhumain.

J’ai donc eu beaucoup de chance car il a repoussé d’encore deux semaines. Par contre l’allaitement c’est horrible. Je garde le bout de sein en silicone et ça continue de faire mal même avec. Personne ne me dit pourquoi, à part de l’enlever le plus vite possible. J’essaie. J’en pleure de douleur. C’est pas possible ! Je garde le silicone, ce plastique qui se met entre mon fils et moi. Je continue machinalement les gestes que j’ai vu dans les bouquins, ce maternage proximal, qui est sensé décupler le lien entre ton bébé et toi, de renforcer cet amour inconditionnel. Je commence à flipper, parce -que je ne ressens pas ça du tout. J’en parle à personne. J’ai peur. Peur de ce bébé, de ce lien non existant, de créer en lui un manque affectif, de m’effondrer, de lui donner du lait en poudre tant diabolisé par les brigades pro-allaitement. Je ne comprends pas. Avec tous mes ateliers sur l’allaitement, le portage, le maternage, mais qu’est-ce que je foire ?

 

Maternage Proximal refusé.

Je continue de m’accrocher. Je me renseigne quand j’ai 5 minutes où je somnole pas. Bébé a des coliques de ouf. Ma maman est venue en renfort et ses mains magiques de magnétisme aident Peter a dormir un peu. Mr W. est formidable avec son fils aussi. Cela me rassure et fait culpabiliser encore plus. Mais qu’est-ce qui cloche chez moi ? Pourquoi je n’arrive pas à allaiter mon bébé ? Pourquoi je ne me sens pas connectée à lui ? Pourquoi j’ai l’impression d’être un robot avec lui ? De pas l’aimer ?

Il a donc ces coliques. Et puis j’avais lu que le portage aidait beaucoup. Nous avons donc des écharpes. Peter n’aime pas être serré. Enfin c’est mon ressenti. Mais tous les bébés kiffent. Alors je dois me tromper. Qu’est-ce que je fais de mal ? Je révise mon atelier portage. Je recontacte ma pote animatrice, elle me refait une vidéo pour que j’améliore. Peter se débat une fois sur deux. Bon :/ C’est peut-être les coliques qui le font tortiller, et l’écharpe l’enserre trop ? J’en sais rien. Ça commence à me courir sur le haricot. Pourquoi c’est si compliqué ? Alors que j’étais partie pour quelque chose de fluide, d’instinctif, de maternel, de naturel ? Pour continuer dans la lancée, on donne la tétine à Peter, contre toutes les recommandations pour éviter la préférence sein-tétine et faire foirer mon allaitement . Mon allaitement, cette blague. Je contacte d’autres personnes de diverses asso parce-que JE SAIS et JE SENS que quelque chose ne va pas. On lui a coupé les freins de langues à la maternité (parce que j’avais insisté pour vérifier, sentant qu’il n’était pas optimal sur ses tétées). On me dit pas grand chose à part d’arrêter tétine et bout de sein silicone. Pas grand chose sur la douleur. J’aimerais que quelqu’un vienne voir Peter téter et le Covid débarque.

On essaie tant bien que mal de se débrouiller lui et moi, et plus ça va, plus je sens de la colère, du dégoût, de moi-même. Un jour je me réveille et cette phrase dans ma tête « Je déteste être maman ». Bam. Le poids sur les épaules s’envole. Je déteste tellement tout ça, je regrette aussi. Ce pauvre bébé qui n’a pas mérité ça. Je l’aime lui, je le sens bien en moi quelque part. C’est pas viscéral comme le décrivent beaucoup de mamans, mais je sens un instinct de protection envers lui tout de même. Mais punaise, être mère ? C’est la MERDE ! (Pardon !!!)

Je commence à craquer tous les jours, puis plusieurs fois par jour. Sans le faire exprès je commence à parler autour de moi, de ce mal être. Je sens la dépression arriver. Ah ben non, elle est déjà là, la fameuse ! Le baby blues. C’est beaucoup moins sexy que le nom qu’on lui donne.

Et puis je parle avec une personne qui se trouve être conseillère en allaitement, et elle me sort qu’elle a l’impression que je fais une aversion. Je regarde sur le net ce que c’est. En plein dans le mille. Que je suis soulagée ! Je sais enfin ce qui cloche. J’ai identifié la chose. Nommer et savoir, c’est le début de la solution. Cela fait plus de trois mois que je sens un truc et que PERSONNE (Pro ou asso) ne me prend au sérieux ou ne m’écoute vraiment, et grâce à elle (Angélique si tu me lit, un MILLIARD de mercis) je vais pouvoir trouver une solution et AVANCER. On découvre en même temps que Peter fait une hypotonie de la mâchoire inférieure, c’est-à-dire qu’il a un tonus amoindri et donc avale beaucoup d’air pendant les tétées. D’où les coliques de malade.

 

Changement de cap.

Il n’en faut pas plus pour que le déclic se fasse. Action – Réaction.

Rdv avec les professionnels pour aider Peter dans un mois ? Non merci. Continuer de repousser mon bébé à chaque tétée ? Non merci . Un petit plop dans ma tête se fait, et je sais que je dois commencer les biberons de lait maternel. Hop, j’ai un tire-lait, ça tombe bien ! On teste le biberon, Peter le prend sans soucis. Yes ! Une victoire ! Enfin ! Mr W. est aussi content de pouvoir partager ce moment avec son fils (même s’il le portait très souvent et s’occupait de lui plus souvent que moi).

Puis un jour, c’est moi qui lui donne le biberon. La révélation. En 3 mois et demi, je me sens maman pour la PREMIÈRE FOIS.

C’est le choc. Les émotions se bousculent, j’ai l’impression de rencontrer mon fils pour la première fois également. J’en pleure. De l’écrire, j’en pleure encore ! Je me rends compte que le tire-allaitement me fait le même effet que la tétée. On découvre que j’ai aussi un vasospasme. C’est la goutte d’eau. Je décide de passer au biberon de lait en poudre bio. Je sais que mon lait est le meilleur, mais j’ai aussi entendu dans ces réunions et ateliers sur l’allaitement qu’une maman bien dans shoes, c’est plus important pour un bébé heureux.

 

Conclusion.

Quasiment tout ce que j’avais envisagé et prévu pour cette maternité, grossesse, éducation ne s’est pas déroulé comme prévu. Le maternage proximal et approximatif, les valeurs écologiques ont été balayées (je n’ai pas eu la force de me mettre aux couches lavables, on prévoit ça pour ses 6 mois ! Enfin, on verra ! ), et je ne fais plus de plans. J’ai des idées, des directions, et je verrais avec mon bébé où il souhaite aller. On fait ce chemin ensemble, tous les 3, et maintenant je me sens maman pour lui. 

Du coup, je ne fais pas de plans sur la comète concernant la DME, l’école à la maison (ou le unschooling), les couches lavables, le minimalisme et tout ça. On improvisera, tout en continuant d’écouter le rythme de petit chaton, ainsi que le nôtre. J’ai passé une journée seule avec Peter et tout s’est passé à merveille. Cela m’a redonné le boost dont j’avais besoin depuis ces péripéties, et un peu confiance. Je me pose toujours autant de questions, mais maintenant je sais que la réponse viendra d’elle-même, car dans notre tribu, on lâche rien, et on peut compter les uns sur les autres.

Ce petit chat a été un tsunami auquel je n’étais pas prête. Je savais que c’était une sacrée aventure. Et elle ne fait que commencer !

 

Je remercie mon mari qui a été un soutient, un pilier, un père et un mari extraordinaire. 
Je remercie tous les professionnels, les associations qui aident les mamans dans ce quatrième trimestre dont on parle peu (et qui souvent se passe mieux hein, je vous partage juste mon expérience, ce n’est pas tout le temps comme ça ahah !).
Je remercie tous ceux qui ont été bienveillants envers moi, encore aujourd’hui, les oreilles attentives, les rigolades, les échanges et le soutient. 

C’était un partage de mon expérience. Beaucoup de mamans autour de moi (quasi toutes !) on eu des allaitements longs et souvent merveilleux. Je ne prône ni l’un ni l’autre, je prône l’écoute de soi et de son bébé.

 

Bravo si vous avez lu jusqu’ici, je ne pensais avoir tant de choses à raconter ahahah !

 

Des bisous émus, 

 

Ophélie.

 

Quatrième trimestre de l'enfer
Je déteste être maman 1/2

Je déteste être maman 1/2

BOUM ! Vous aussi ça vous a choqué ?

Imaginez un tsunami de révolte, de colère, de frustration, de honte, d’outrage, de dégoût, d’incompréhension, de jugement, de désarroi, et multipliez-le par 1000. Vous avez à peu près une idée vague de ce que je ressens depuis trois mois. Et vous vous dites, mais comment c’est possible, c’est la plus belle chose du monde d’être maman, comment elle peut détester ça alors qu’elle en a ch*** pour avoir son bébé, qu’elle le voulait ? Faudrait savoir et arrêter de se plaindre !

Je me suis posé aussi la question, et je me suis détesté de ressentir ça. Pire. Mon bébé ressentait tout aussi, et je m’en voulais trois fois plus pour ça.

 

La Maternité, c’est pas inné.

Nouveau slogan. Le ton est donné. Pardonnez-moi si mon article est un peu amer, c’est le goût qu’il me reste de ces dernières semaines.
Je ne suis pas idéaliste. J’ai des aspirations, des rêves, des désirs et des plans dans ma vie. La maternité en était un. Après quelques déboires gynécologiques, une endométriose, une opération de l’utérus et une convalescence d’un an, me voici enceinte, quelques jours après mon mariage.

Bulle et nuage de magie, courses de poneys sur arc-en-ciel, rêve et délices. Ahahah ! Quelle naïveté.

JE SAIS que la vie n’est pas parfaite, ni toute rose. JE LE SAIS. Et je sais aussi voir la beauté en toute chose, c’est un de mes traits de caractère dont je suis le plus fière je crois. Et c’est pour ça que se fut aussi dur à vivre, dès les premières semaines de vie de ce petit être. J’ai essayé de me dire que j’avais de la chance, semaines après semaines, mois après mois, d’être enceinte quand j’avais autour de moi des personnes qui rêvent d’être mamans et me l’ont bien fait passer comme message (j’ai même eu droit au « nan mais je vais pas compatir hein, excuse-moi parce-que moi je sais pas si je pourrais une jour …bla bla bla »). Mais cela n’a pas suffit. L’auto-persuasion ne fonctionne qu’un temps. Et surtout autour de la maternité, monde parallèle où la bienveillance se fait rare, où les conseils fusent même quand tu ne demandes rien, et où QUOI QUE TU FASSES, tu es jugée ! Comme si le jugement que tu avais de toi-même et l’insécurité d’apporter ce qu’il faut à ton bébé n’était pas suffisant, tu sais.

 

 

La grossesse a bien démarré,

pour vraiment devenir un calvaire. Et le mot est faible, du point de vue de MON ressenti. Premier trimestre, nausées, sans vomissements (une chance !), vertiges, fatigue extrême, je suis obligée de fermer mon cabinet de massage, ayant des vertiges et ne tenant pas debout plus de 10 minutes (merci à mes derniers adorables clients compréhensifs et qui m’ont encouragée! ). Je dors 16h par jour, et j’ai le sourire béat de cette heureuse nouvelle. J’ai des idées pour transformer mon entreprise, je rebondis facilement (au sens figuré pour le moment). Pas très productive, pas trop de compréhension dans l’entourage, mais j’ai encore beaucoup de forces pour ce bébé et moi ! Et puis je me nourris que de concombre et de kiri. Heureusement que c’est le début de l’été !

 

 

Deuxième trimestre,

vertiges partis, ouf ! Nausées toujours là par contre et une sensibilité aux odeurs intense. Obligée de changer 4 fois de lessive, toutes me rendent malade. Fatigue toujours aussi intense, mes yeux commencent à faiblir, et je dois faire de la rééducation orthoptique. Tout l’été dans la canicule avec 30 minutes de marches du tram au cabinet. On me dit, « ohhhh ça va, être enceinte n’est pas une maladie hein ! ». J’encaisse. Mais le soir je commence à pleurer de fatigue, de questionnements (pourquoi je suis si faible ?), et sans raisons aussi parfois. La vie de couple en prend un coup également, notre vie intime étant tellement intime qu’on ne la trouvait plus, nauséeuse à la moindre occasion. On me dit  » Oh ben faut te bouger aussi là, à rester dans le lit ou le canapé ça va pas aider ». Je me dis que c’est peut-être vrai et que mon métabolisme va peut-être se relancer. Nan. Nan nan nan. 
J’essaie le yoga, la piscine, la gym ball … je rebondis moins facilement (au sens propre). Pourtant je veux préparer mon corps à l’accouchement, je veux garder de la souplesse un minimum, de l’endurance, travailler mes muscles. Malaises et vertiges me font tout arrêter. Et la culpabilité s’en vient.

Une sciatique débarque aussi, et m’empêchera de marcher correctement jusqu’à 2 mois post-partum.
Ceci dit, j’avais une démarche de pirate, et c’était parfois drôle à voir xD

 

Troisième trimestre,

je kiffe mon ventre. Que je l’aime ce gros bidou ! Je veux le voir grossir et grossir encore et encore ! Je m’inquiète beaucoup pour ce bébé. Est-il à l’aise ? Est-il nourrit convenablement ? Est-ce que le fait de ne pas bouger ou peu a un impact sur lui ? M’entend-t’il ? M’aime-t’il ? Et puis je tombe malade. Une gastro je crois ou une intoxication alimentaire. Je loupe le mariage de mon cousin. Je m’en veux (ohhh mais ça devient une fâcheuse habitude que je n’aime pas beaucoup ça !) mais j’ai eu de la fièvre, et j’ai vomis. Se pencher sur le trône avec un gros ventre c’est sport !
Je lâche prise un peu et le calme revient. La fatigue est une amie qui squatte à la maison tous les jours depuis des semaines, je ne sais plus, je suis perdue dans mes comptes. Un beau matin, l’angoisse est venue avec elle. Et ensemble elles m’ont retourné le cerveau.

Je suis prise d’angoisses chroniques, infondées, surréalistes sur TOUT. Et surtout sur le bébé.

 Une angoisse de pas gérer les premiers jours. Ouf le papa sera là. Et après ? Comment je vais faire seule ? C’est si petit, si fragile, s’il pleure je fais quoi ? Tout le monde dit que tu réponds instinctivement aux besoins de ton bébé, que tu reconnais les pleurs blablabla mais si j’y arrive pas ?

Bref, vous voyez le tableau. A cela vous ajoutez des pleurs journaliers. Une musique, une pensée, un courant d’air … et hop je pleure, à gros sanglots. Parfois toute la journée non stop. Et puis je vous avais caché le glamour de cette grossesse : les hémorroïdes. Qui sont toujours là. Donc ça fait un an que j’ai des hémorroïdes. 

 Ouaip.

Soit.

Pour ne pas mal vivre cette grossesse, je m’offre de temps en temps des massages pour femmes enceintes, que j’ai tant pratiqués et que je peux enfin recevoir. Cela me donne aussi des pistes pour créer encore plus de bien-être autour de mes clientes, d’être à leur écoute. Je comprends beaucoup plus ce qu’elles me confiaient, ce qu’elles vivaient. Et j’ai déjà noter des idées pour augmenter le confort et la qualité de ma prestation. UN VRAI MOMENT-COCON vous attend à la reprise mesdames <3

Je profite de ce temps où je ne peux pas trop travailler pour m’équiper, principalement en seconde main, selon mes valeurs liées à l’écologie, au maternage proximal etc … Je révise le massage bébé qui prend une dimension nouvelle pour moi. Je ne vais plus enseigner aux parents, je vais être le parent cette fois-ci. Pourvu que mon bébé aime ça !

Les semaines passent, et c’est le moment d’aller au CHU pour rencontrer les équipes et visiter les lieux. Cela me rassure énormément, cependant l’angoisse profonde reste. J’ai mon plan pour accoucher, naturellement, avec musique épique, lumière tamisée, mobilité et danse pendant le travail, salle nature accessible avec baignoire, lianes de suspension, peau à peau à la naissance, tétée de bienvenue, bref, je suis opé pour ce jour fatidique qui promet une rencontre magique. J’ai hâte de vivre cette intensité et de renouer avec l’instinct sauvage des femmes du monde qui ont donné naissance depuis des millénaires. Lol.

 

Pour finir sur une note joyeuse, 

Il y a eu quand même des points positifs à ces neuf mois. J’ai adoré mon gros ventre, et plus je prenais de poids, plus j’étais heureuse.

Les échographies, des moments intenses, souvent gâchés par le praticien. Choisissez-en un qui ne vous infantilise pas, et qui n’a pas de gestes invasifs. J’ai changé en cours de voyage car ce n’était plus gérable de pas pouvoir exprimer ce qu’on souhaitait et d’être pris pour des débiles quand on pose une question. Futurs parents : AFFIRMEZ-VOUS ! Je ne l’ai pas assez fait, je ne me suis pas écoutée, et je l’a regretté. J’en tire un apprentissage, et cela m’a rendue plus forte (un peu), n’empêche que vraiment, faites-vous respecter. Il existe des praticiens autour de la maternité qui sont merveilleux, attentifs, à l’écoute, compréhensifs, bienveillants et patients.

Ensuite, deuxième point préféré c’est le rapprochement que ça a créé avec ma maman et avec ma soeur. Une belle connexion qui continue aujourd’hui et qui m’a fait réaliser que j’avais envie de les voir plus.

Et last but not least, la rencontre avec Peter ce petit chat tant attendu, tant désiré, tant craint.

 

suite dans le prochain article ….

Je Déteste être maman - La Méthode Freyja

Noces de coton – Bilan de notre 1ère année de mariage

Noces de coton – Bilan de notre 1ère année de mariage

Un an.

Déjà ! Nous fêtons aujourd’hui nos noces de coton. Il y a un an, nous étions à la mairie, en petit comité, pour célébrer notre union. Un an que j’ai enfilé mes escarpins bleu pour dire oui à Mr W, entourés de nos parents, grands-mères, sœurs, neveux, témoins.

Après l’échange de vœux et le Oui solennel qui (avec beaucoup de maîtrise de soi) n’a pas été arrosé de larmes, nous sommes aller trinquer au Pro Race Café, un restau/bar avec voitures de simulation, ambiance circuits et baroudeurs de bitume. Nous avons pris un super repas, fait une course de bolide endiablée et 15h sonnait déjà.

Puis nous sommes partis à Béziers sur le domaine que nous avions réservé pour le week-end, pour décorer/installer la salle/préparer le chapiteau de Cérémonie et monter le plancher de danse pour le vin d’honneur. Superbe lieu entouré de nature, préservée et respectée, un petite rivière au fond, il ne m’en fallait pas plus pour craquer sur cet endroit magique.

Le soir, repas avec les premiers arrivés dans un ptit relais routier d’à-côté avant les festivités du lendemain. Je ne vous cache pas que la journée fut stressante pour une adoratrice du détail parfait comme moi. Des couacs, des contre-temps, du travail de fleuriste magique et magnifique qui a rattrapé beaucoup et nous voilà déjà le soir du 4 Mai. Date symbolique pour tout fan de Star Wars qui se respecte, nous faisons notre entrée sur le thème de la célèbre saga et le repas se passe bien globalement. Soirée dansante, amis et famille émêchés à souhait, je suis surprise de constater qu’à 3h tout le monde est parti se coucher et je suis le mouvement.

Brunch du lendemain, je suis une femme mariée ! Les perspectives sont nouvelles, et j’aime beaucoup ce nouveau statut ^o^ 

 

Une année écoulée

A l’image de ce week-end de célébration, cette année s’est écoulée sans que je ne vois rien passer au final. Quelques moments intenses, d’autres difficiles, de la joie et de l’espoir, des projets qui avancent doucement. Finalement la vie passe, on la traverse tant bien que mal. 

J’ai repensé mon entreprise, je suis tombée enceinte, j’ai eu un beau bébé, je me suis rapprochée de certaines personnes, éloignée d’autres, j’ai investis en coaching personnel, j’ai investis pour développer mon business. J’ai redécouvert le sens de la famille, le sens de l’amitié également.

J’ai alimenté mes projets, et surtout le BIG ONE. Mon projet de maison sur des hectares de terrain de nature préservée, une maison bioclimatique et autonome, un retour à la terre et aux valeurs qui me sont si chères. Ces valeurs que j’aimerais transmettre à mon fils. 

Je me suis beaucoup donnée, et j’apprends aussi à me préserver.

Bref, une année qui ne fut pas de tout repos, et qui a été riche en enseignement pour celle à venir 😀

 

Tips de femme mariée

Alors, j’aimerais maintenant vous partager des astuces que j’ai mis en place pour notre première année maritale, pour sa survie et celle des membres de cette nouvelle famille.

1 – La communication tu développeras – c’est le plus important pour vivre en communauté !

2 – Sur toi avant tout tu travailleras 

3 – De tes envies et projets tu parleras

4 – Un équilibre, avec ton partenaire, tu trouveras

5 – Des souvenirs hors routine tu créeras

 

Voilà en gros ce que je retiens de cette première année. Beaucoup de mise en place de communication, de partages, de tentatives de trouver des solution, des compromis, de trouver l’équilibre entre les envies et besoins de chacun. L’apéro-bilan créé cette année est une réussite après un bon nombre de discussions « foirées » et je reste optimiste sur la suite de nos projets.

Globalement le mariage nous a renforcé, individuellement et en tant que couple, même si les crises de ces 12 derniers mois ont aussi été plus intenses ahahah. Une relation pleine de vie, de hauts et de bas, mais surtout, et c’est ce qu’on retiendra, d’amour + un ptit chat.

 

Et vous, votre première année de mariage ?

Des bises cotonnées, 

 

Ophélie

 

 

Mes tips de femme mariée

Rouillée comme Mémé !

Rouillée comme Mémé !

Bon, on ne va pas se mentir. C’est quoi cette arnaque ?

Non parce-que soit disant la grossesse c’est la période de ta vie où tu es épanouie de fou, la rencontre avec ton bébé le jour de l’accouchement c’est le plus beau jour de ta vie, le coup de foudre est immédiat et tellement intense que ça te fait oublier toutes les douleurs et chaque sourire des semaines suivantes font s’envoler la fatigue et les angoisses. Le quatrième trimestre. Ce grand oublié qui te rattrape de plein fouet !

Ben moi je demande à être remboursée.

 

On m’a menti.

(Ok, sauf pour les sourires !)

Celles pour qui ça se passe bien je suis tellement contente pour vous ! Et c’est sincère ! 
Pour ma part, je ne pense pas recommencer ahahah !
Parce-que bon, on en parle de ce corps tout rouillé ? Ce corps qui a passé 80% de son temps de gestation en position allongée ou avachie dans le canapé ? Ce corps qui a refusé d’accorder de l’énergie pour la piscine et le yoga réclamés par le cerveau ? Ce corps qui après l’accouchement a du mal à se déplié quand il reste dans une position plus de trente minutes ?

Le tableau est assez loufoque dès que je me lève ceci-dit ! Mon arrière grand-mère bougeait mieux que ça. C’est pour dire. J’ai même les genoux fatigués ! Ca existe ça  ?? Je me sens un peu diminuée …
Heureusement je vais pouvoir reprendre les balades et la piscine  …. Ah ben non, y’a confinement !
C’est pas comme ça que je vais pouvoir perdre mes kgs de grossesse ! Pour ça, j’ai une astuce imparable : rater ses gâteaux. Je vous jure que ça donne moins envie de se jeter dessus ahahaha !

 

Bilan Sans-thé

Bon allez, on arrête de rigoler un peu, et entre vous et moi c’est vrai que c’est déstabilisant d’avoir le corps qui ne répond pas comme voulu, de devoir faire quelques pas pour se redresser entièrement car ça tire de partout, d’être essoufflée au bout de 5 minutes de marche (sur terrain plat hein !) etc … et ce n’est pas faute d’avoir repris le café !

J’ai pu trouver des vidéos de yoga du dos et post-natal sur Youtube pour aider à  reprendre une dynamique corporelle, parce-que je me suis inscrite sur une appli de sport, mais mon périnée ne peut plus aller à ses RDVs rééducation depuis le confinement, donc j’y vais doucement.

Je porte mon attention également sur l’alimentation, car en fin (milieu) de grossesse on s’était un peu lâché avec Mr W. sur les livraisons à gogo et la junk food (pizzaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !). Avec l’allaitement j’ai des faims voraces soudaines et je préfère m’alimenter plus sainement pour mon corps, mon énergie, et pour MR. P que je continue d’allaiter (pour combien de temps encore ? On verra quand je craque, parce-que ça aussi c’est une histoire « drôle »).

Par contre, ce n’est pas parce-qu’on ( ou je) souhaite manger de nouveau correctement qu’on doit passer huit ans aux fourneaux. Maman-freelance n’a pas des journées de 37 heures hein ! Donc, avec Mr W. lors du dernier apéro-bilan, nous avons choisi d’investir dans un super assistant. Après Jarvis, notre robot aspirateur reçu à Noël, voici Rémy, notre Thermomix ! (Qui a la référence ?)
Recettes rapides (10 minutes), pas de surveillance de cuisson, menus à la semaine parmi une liste de plus de 6000 recettes dont plus de 1000 végétariennes, avec options sans gluten, qui convertit sur smartphone la liste de courses en conséquence … moi je dis BANCO ! Et plus d’excuses pour Mr W.
L’investissement en vaut la paix de notre ménage et le ravissement de mon estomac (Hulk à côté de moi quand j’ai faim c’est du pipi de chat).

Bon après ça, je range la CB quand-même parce-qu’elle chauffe un peu plus avec ce confinement …

Pas vous ? Partagez-moi vos craquages de confinement en commentaires 😀

 

Allez, des bises au gel désinfectant, 

Ophélie ( qui a repris du gateau même s’il est pas top)

 

Parce-que parfois c’est chaud quand même …

Parce-que parfois c’est chaud quand même …

Toi, mon ptit chat qui lutte pour ne pas dormir, que ce soit dans nos bras ou dans ton lit cododo, en écharpe ou en porte-bébé, 

Toi mon amour à qui nous avons donné un massage tout doux et un bain bien chaud et enveloppant, 

Toi petit coeur que nous berçons en chantant et nous balançant, en arpentant en long, en large et en travers notre appartement, 

Toi qui force pour ne pas rejoindre Morphée aujourd’hui, que t’arrive t-il ?

Finalement tu sombres, épuisé, énervé, dans le porte-bébé sur maman pour récupérer un peu de force en cette fin de journée qui nous aura tous, vidés.

Après avoir vérifié que tout allait bien, je me pose ce soir la question de l’origine de cette lutte contre l’endormissement que tu nous fait parfois. Culpabilité de mal faire encore et toujours au rendez-vous, devenue principale compagnie des nouveaux parents. Nous nous adaptons à ton rythme mon bébé, ne le comprenant que rarement, essayant de suivre aussi notre instinct et les bons conseils glanés dans les ouvrages sur l’éducation bienveillante et le respect des rythmes biologiques du nourrisson. C’est ça être parents apparemment, s’adapter, découvrir, rebondir, culpabiliser, s’inquiéter, partager et y arriver, à chaque fois au final. 

Loin d’être inné, évident, malgré les lectures, les podcasts, les expériences de l’entourage, ce rôle nous dépasse, nous effraie, nous ravie, nous émerveille et nous terrifie aussi. Est-on à la hauteur de tes besoins et envies mon bébé ? Nous adultes sommes-nous assez pour toi, petit bout de vie, grand tourbillon de magie ?

Voici mon état de ce soir, en boule dans le canapé, à tenter d’écrire pour évacuer un peu de cette fatigue, de cette frustration, de cette colère de ne pas réussir à chaque fois, de cette pression que je m’inflige et que je tente de réduire à chaque fois que je suis dépassée par ce torrent d’imprévus. Cette fin de journée ne vous offrira pas l’humour que je peux glisser dans mes billets habituels.
Non.
Ce soir je vous sers une tranche de sincérité brute. 

Sur ce, après avoir envié cette opportunité de dormir que Peter n’a pas saisie (laisse-moi ta place et je fais 3 siestes de 2H/jour sans problèmes !!! Avec le massage en prime et le bain chaud !!!) je négocie un bout de dodo (entre deux tétées) seule et isolée dans la chambre pendant que mes hommes resteront dans le salon. Des petits compromis, nous en avons trouvé plein pour continuer cette aventure de la parentalité le plus sereinement possible. Si cela vous intéresse, je vous les partagerais avec joie. Serrons-nous les coudes !

Je vais avaler un morceau et aller m’écrouler sous la couette en espérant que bébé chat fasse un marathon du sommeil sur papa qui prend le relais avec l’écharpe de portage. Et si ce n’est pas le cas, je dégainerais le boobie même au bout d’une heure, même la tête dans le paté, avec des sourires émerveillés. (Mais quand-même, un ptit 4h de dodo je kifferais bien siltoplééééééé).

Bisous ensuqués, 

Ophélie

ZzzZZzZZzzzZzzz