BOUM ! Vous aussi ça vous a choqué ?

Imaginez un tsunami de révolte, de colère, de frustration, de honte, d’outrage, de dégoût, d’incompréhension, de jugement, de désarroi, et multipliez-le par 1000. Vous avez à peu près une idée vague de ce que je ressens depuis trois mois. Et vous vous dites, mais comment c’est possible, c’est la plus belle chose du monde d’être maman, comment elle peut détester ça alors qu’elle en a ch*** pour avoir son bébé, qu’elle le voulait ? Faudrait savoir et arrêter de se plaindre !

Je me suis posé aussi la question, et je me suis détesté de ressentir ça. Pire. Mon bébé ressentait tout aussi, et je m’en voulais trois fois plus pour ça.

 

La Maternité, c’est pas inné.

Nouveau slogan. Le ton est donné. Pardonnez-moi si mon article est un peu amer, c’est le goût qu’il me reste de ces dernières semaines.
Je ne suis pas idéaliste. J’ai des aspirations, des rêves, des désirs et des plans dans ma vie. La maternité en était un. Après quelques déboires gynécologiques, une endométriose, une opération de l’utérus et une convalescence d’un an, me voici enceinte, quelques jours après mon mariage.

Bulle et nuage de magie, courses de poneys sur arc-en-ciel, rêve et délices. Ahahah ! Quelle naïveté.

JE SAIS que la vie n’est pas parfaite, ni toute rose. JE LE SAIS. Et je sais aussi voir la beauté en toute chose, c’est un de mes traits de caractère dont je suis le plus fière je crois. Et c’est pour ça que se fut aussi dur à vivre, dès les premières semaines de vie de ce petit être. J’ai essayé de me dire que j’avais de la chance, semaines après semaines, mois après mois, d’être enceinte quand j’avais autour de moi des personnes qui rêvent d’être mamans et me l’ont bien fait passer comme message (j’ai même eu droit au « nan mais je vais pas compatir hein, excuse-moi parce-que moi je sais pas si je pourrais une jour …bla bla bla »). Mais cela n’a pas suffit. L’auto-persuasion ne fonctionne qu’un temps. Et surtout autour de la maternité, monde parallèle où la bienveillance se fait rare, où les conseils fusent même quand tu ne demandes rien, et où QUOI QUE TU FASSES, tu es jugée ! Comme si le jugement que tu avais de toi-même et l’insécurité d’apporter ce qu’il faut à ton bébé n’était pas suffisant, tu sais.

 

 

La grossesse a bien démarré,

pour vraiment devenir un calvaire. Et le mot est faible, du point de vue de MON ressenti. Premier trimestre, nausées, sans vomissements (une chance !), vertiges, fatigue extrême, je suis obligée de fermer mon cabinet de massage, ayant des vertiges et ne tenant pas debout plus de 10 minutes (merci à mes derniers adorables clients compréhensifs et qui m’ont encouragée! ). Je dors 16h par jour, et j’ai le sourire béat de cette heureuse nouvelle. J’ai des idées pour transformer mon entreprise, je rebondis facilement (au sens figuré pour le moment). Pas très productive, pas trop de compréhension dans l’entourage, mais j’ai encore beaucoup de forces pour ce bébé et moi ! Et puis je me nourris que de concombre et de kiri. Heureusement que c’est le début de l’été !

 

 

Deuxième trimestre,

vertiges partis, ouf ! Nausées toujours là par contre et une sensibilité aux odeurs intense. Obligée de changer 4 fois de lessive, toutes me rendent malade. Fatigue toujours aussi intense, mes yeux commencent à faiblir, et je dois faire de la rééducation orthoptique. Tout l’été dans la canicule avec 30 minutes de marches du tram au cabinet. On me dit, « ohhhh ça va, être enceinte n’est pas une maladie hein ! ». J’encaisse. Mais le soir je commence à pleurer de fatigue, de questionnements (pourquoi je suis si faible ?), et sans raisons aussi parfois. La vie de couple en prend un coup également, notre vie intime étant tellement intime qu’on ne la trouvait plus, nauséeuse à la moindre occasion. On me dit  » Oh ben faut te bouger aussi là, à rester dans le lit ou le canapé ça va pas aider ». Je me dis que c’est peut-être vrai et que mon métabolisme va peut-être se relancer. Nan. Nan nan nan. 
J’essaie le yoga, la piscine, la gym ball … je rebondis moins facilement (au sens propre). Pourtant je veux préparer mon corps à l’accouchement, je veux garder de la souplesse un minimum, de l’endurance, travailler mes muscles. Malaises et vertiges me font tout arrêter. Et la culpabilité s’en vient.

Une sciatique débarque aussi, et m’empêchera de marcher correctement jusqu’à 2 mois post-partum.
Ceci dit, j’avais une démarche de pirate, et c’était parfois drôle à voir xD

 

Troisième trimestre,

je kiffe mon ventre. Que je l’aime ce gros bidou ! Je veux le voir grossir et grossir encore et encore ! Je m’inquiète beaucoup pour ce bébé. Est-il à l’aise ? Est-il nourrit convenablement ? Est-ce que le fait de ne pas bouger ou peu a un impact sur lui ? M’entend-t’il ? M’aime-t’il ? Et puis je tombe malade. Une gastro je crois ou une intoxication alimentaire. Je loupe le mariage de mon cousin. Je m’en veux (ohhh mais ça devient une fâcheuse habitude que je n’aime pas beaucoup ça !) mais j’ai eu de la fièvre, et j’ai vomis. Se pencher sur le trône avec un gros ventre c’est sport !
Je lâche prise un peu et le calme revient. La fatigue est une amie qui squatte à la maison tous les jours depuis des semaines, je ne sais plus, je suis perdue dans mes comptes. Un beau matin, l’angoisse est venue avec elle. Et ensemble elles m’ont retourné le cerveau.

Je suis prise d’angoisses chroniques, infondées, surréalistes sur TOUT. Et surtout sur le bébé.

 Une angoisse de pas gérer les premiers jours. Ouf le papa sera là. Et après ? Comment je vais faire seule ? C’est si petit, si fragile, s’il pleure je fais quoi ? Tout le monde dit que tu réponds instinctivement aux besoins de ton bébé, que tu reconnais les pleurs blablabla mais si j’y arrive pas ?

Bref, vous voyez le tableau. A cela vous ajoutez des pleurs journaliers. Une musique, une pensée, un courant d’air … et hop je pleure, à gros sanglots. Parfois toute la journée non stop. Et puis je vous avais caché le glamour de cette grossesse : les hémorroïdes. Qui sont toujours là. Donc ça fait un an que j’ai des hémorroïdes. 

 Ouaip.

Soit.

Pour ne pas mal vivre cette grossesse, je m’offre de temps en temps des massages pour femmes enceintes, que j’ai tant pratiqués et que je peux enfin recevoir. Cela me donne aussi des pistes pour créer encore plus de bien-être autour de mes clientes, d’être à leur écoute. Je comprends beaucoup plus ce qu’elles me confiaient, ce qu’elles vivaient. Et j’ai déjà noter des idées pour augmenter le confort et la qualité de ma prestation. UN VRAI MOMENT-COCON vous attend à la reprise mesdames <3

Je profite de ce temps où je ne peux pas trop travailler pour m’équiper, principalement en seconde main, selon mes valeurs liées à l’écologie, au maternage proximal etc … Je révise le massage bébé qui prend une dimension nouvelle pour moi. Je ne vais plus enseigner aux parents, je vais être le parent cette fois-ci. Pourvu que mon bébé aime ça !

Les semaines passent, et c’est le moment d’aller au CHU pour rencontrer les équipes et visiter les lieux. Cela me rassure énormément, cependant l’angoisse profonde reste. J’ai mon plan pour accoucher, naturellement, avec musique épique, lumière tamisée, mobilité et danse pendant le travail, salle nature accessible avec baignoire, lianes de suspension, peau à peau à la naissance, tétée de bienvenue, bref, je suis opé pour ce jour fatidique qui promet une rencontre magique. J’ai hâte de vivre cette intensité et de renouer avec l’instinct sauvage des femmes du monde qui ont donné naissance depuis des millénaires. Lol.

 

Pour finir sur une note joyeuse, 

Il y a eu quand même des points positifs à ces neuf mois. J’ai adoré mon gros ventre, et plus je prenais de poids, plus j’étais heureuse.

Les échographies, des moments intenses, souvent gâchés par le praticien. Choisissez-en un qui ne vous infantilise pas, et qui n’a pas de gestes invasifs. J’ai changé en cours de voyage car ce n’était plus gérable de pas pouvoir exprimer ce qu’on souhaitait et d’être pris pour des débiles quand on pose une question. Futurs parents : AFFIRMEZ-VOUS ! Je ne l’ai pas assez fait, je ne me suis pas écoutée, et je l’a regretté. J’en tire un apprentissage, et cela m’a rendue plus forte (un peu), n’empêche que vraiment, faites-vous respecter. Il existe des praticiens autour de la maternité qui sont merveilleux, attentifs, à l’écoute, compréhensifs, bienveillants et patients.

Ensuite, deuxième point préféré c’est le rapprochement que ça a créé avec ma maman et avec ma soeur. Une belle connexion qui continue aujourd’hui et qui m’a fait réaliser que j’avais envie de les voir plus.

Et last but not least, la rencontre avec Peter ce petit chat tant attendu, tant désiré, tant craint.

 

suite dans le prochain article ….

Je Déteste être maman - La Méthode Freyja

Les blablas de Freyja

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