Rien ne va plus chez les WOP

Rien ne va plus chez les WOP

Malgré les Apéros-bilans, les P’tits-dej-bilan (le dérivé), les efforts pour une communication fluide sont partis et je suis au regret de vous annoncer que rien ne va plus chez les WOP (les WOP c’est nous).

En effet, les mots ne sont plus assez forts pour effacer les maux, pire, ils deviennent un moyen de pression, sèment l’incompréhension et on ne s’entend plus, on ne s’écoute plus, chacun restant sur ses positions, blessé et vexé. L’égo a gagné la partie, les tentatives de communication arrivent peut-être trop tard. Ou peut-être qu’il n’y a jamais de hasard et que tout arrive au bon moment. Et maintenant, on fait quoi ?

 

Passivité VS Réaction

Il y a deux écoles : ceux qui laissent tomber le couple car trop compliqué, trop d’efforts fournis jusqu’ici, besoin de se recentrer et se protéger car tout devient agression dans les échanges, et il y a ceux qui cherchent des solutions pour comprendre d’où ça vient en soi et chez l’autre, comment y remédier.

Au début chacun appartenait à une école, du coup, gros clash. Je peux vous dire que c’était joyeux par ici  -__-

Puis (et surtout parce qu’un petit chat est né de notre amour) chacun  a jugé bon de prendre de la distance, de sortir de notre environnement qui devenait toxique pour lui comme pour moi. La liste des reproches devenant plus longue que les raisons qui consolidaient notre famille, il fallait du recul, apaiser les tensions, désamorcer les bombes que chacun était devenu. Nous avons donc décidé d’être intelligents et réfléchis, de prendre notre temps pour prendre des décisions sur l’avenir de la famille (ou son non-avenir), pour le bien de petit chat, et le notre. 

 

Communication : l’importance d’avoir des bases claires

Quiproquos, non-dits, sous-entendus, désirs refoulés, messages subliminaux ….

Pourquoi s’imposer cette torture ?

C’est déjà pas facile de se comprendre soi-même, de regarder ce qu’il y a en nous, de comprendre nos désirs et nos propres signaux, pourquoi vouloir imposer à l’autre cette galère ? Normalement, la personne avec qui on partage sa vie, on l’aime. Donc le torturer pour nous déchiffrer et exiger de lui qu’il nous comprenne mieux que nous-même, lise dans notre tête/coeur et anticipe nos réactions et désirs secrets … Hummmm comment dire ? C’est pas (à mon sens) la définition d’une relation saine et équilibrée entre deux amoureux qui s’aiment et se respectent.

Le savoir, c’est cool. L’appliquer, c’est mieux !

Bon comment faire maintenant. Les outils que j’ai cherché ne sont plus suffisant et être thérapeute met une barrière entre nous (c’est le temps qui s’enfuit qui s’en fouuuuuuuuuuuuu, oups, la meuf s’égare, comme Hélène. Re-Oups. Sorry pour cette joke pas super drôle pour ceux qui l’ont).

Bref, je dois aller creuser de mon côté pourquoi cela m’affecte autant, pourquoi je réagis violemment, et pourquoi cela ne me passe pas au dessus de la tête ? Pourquoi cela remet de l’huile sur le feu ? 

 

 

Introspection et Communication Non Violente

Bon, pas besoin de chercher mille ans, un petit auto-coaching me révèle que je reproduis des schémas familiaux, j’utilise même des phrases mots pour mots que j’entendais gamine. C’est fou. Et le fait d’en avoir conscience, à chaud je ne capte rien de tout ça, mais à froid, ben ça me fait froid dans le dos. Comment ne pas reproduire cela ?

Se poser les bonnes questions. On va commencer par là. Pourquoi j’en arrive là ? Chacun devrait se la poser cette question. C’est ce que j’enseigne à mes coachés, c’est une question que je me pose régulièrement, et je vous la fait courte : c’est une réponse de limites. Les limites ont été dépassées. La frontière entre l’acceptable et l’inacceptable a été franchie, balayée. A qui la faute ? Aux deux. Celui qui n’a pas respecté la limite (pour un peu qu’on lui ai communiqué où elle se trouvait, encore une fois, l’autre n’est pas devin, il ne lit pas dans nos pensées hein !) et celui qui ne l’a pas faite respectée. Il est de notre devoir, de notre responsabilité, de faire respecter ses limites. Et si cela n’est pas le cas, d’agir en conséquences, pour notre propre bien-être. Agir oui, mais pas exploser comme un volcan (ma spécialité !).

Maintenant que c’est posé, conscientisé, il est temps de REDEFINIR nos limites puis de les partager à l’autre, ou aux autres (très bon exercice à faire en famille également, car les enfants ont aussi droit au respect de leur limite, et c’est de la responsabilité du parent de les demander, les connaitre et les respecter pour que l’enfant plus tard, soit un adulte au clair avec ça, qui se respecte et se fait respecter, pour ne pas qu’il devienne comme nous, des handicapés de la communication). 

Partager oui, et encore une fois, de manière pacifique. Ce qui n’est plus notre cas. Je ne connais pas assez les bases de la communication non violente entre adulte. Je suis incollable pour les enfants (ou presque, je continue d’apprendre) et incapable de l’appliquer avec les adultes de mon entourage proche. POURQUOI ?

 

There’s something strange, in the neighborhood. Who you gonna call ?

Se faire aider. J’ai reconnu que ma limite était atteinte, je n’ai plus les outils adéquats, je n’ai plus la force de faire l’effort d’en trouver de nouveaux et de m’investir, et en face, la volonté n’y est plus non  plus. 

C’est pourquoi nous avons fait appel à une thérapeute de couple. Lasse de prendre les armes et de devoir me battre, d’essayer de me faire comprendre et que mes mots soient repoussés (les calmes et empathiques comme les violents et les destructeurs), j’ai posé mon armure, et j’ai demandé de l’aide. Nous avons donc entamé une thérapie de couple, pour apprendre à communiquer de manière non violente, pour offrir un foyer sain à petit pitou, que ce foyer soit à 3 ou à deux fois 2. Oui, nous avons gardé un soupçon d’intelligence parmi tout ce bazar ! Et je suis fière de nous pour ça.

Les bombes se sont désamorcées grâce à notre thérapeute (Lucie de Un temps pour nous que j’ai connue sur Instagram. Rien que l’accueil de son site donne envie de faire la paix avec l’autre !!) et nous avons pu commencer chacun à livrer ce qui nous faisait mal depuis toutes ces années, bien avant que l’on se rencontre, et qui ressortait parfois de façon décuplée et démesurée. Nous avons pu voir aussi que malgré le fait que nous sachions qu’il ne fallait pas créer d’attentes envers l’autre, nous en avions malgré tout. Nous avons vu aussi que nous avions des carences affectives, que l’autre ne pouvait combler, car c’est à soi-même qu’il incombe de remplir ces petits trous qui manque d’amour et de compassion. Cela ne veut pas dire que l’autre doit nous laisser seul dans notre marasme non plus ! C’est une question d’équilibre je pense, et à chaque famille de trouver le sien.

 

Nettoyer les bases et regarder vers demain

Quoi qu’il en soit, nous donnons le max pour créer le notre d’équilibre, peu importe l’issue de tout ceci. Il y a toujours du positif à tirer de toute situation, et là j’y vois la belle opportunité de trouver ENFIN ce qui nous empêche d’être nous-même dans le quotidien et de s’aimer au sein d’une famille. D’apprendre à être une famille avec nos bagages, à trier ce qui ne nous appartient pas comme héritage émotionnel, à construire notre propre schéma de famille, celui qui nous convient avec qui nous-sommes. Un beau level up qui s’affranchit du passé et se tourne libéré vers l’avenir, avec une belle leçon a transmettre.

 

Rien ne va plus chez les WOP - La méthode Freyja

Les blablas de Freyja

« C’est moi qui fait tout à la maison ! »

« C’est moi qui fait tout à la maison ! »

Il est 6:38, ma journée a démarré il y a deux heures, j’ai les yeux secs, et le bébé est au lit pour bien je l’espère 1h. Allez, deux ce serait parfait ! Je regarde donc ma to-do et que vois-je ? Que je suis en retard pour vous faire cet article. Hop, ni une ni deux, je lance la cafetière (au sens figuré) et j’ouvre l’ordi (au sens propre).

C’et parti !

 

« Il ne fait jamais rien, je me coltine toute la logistique du foyer »

Oui, on rentre dans le sujet comme ça, bim, sans préavis.

Combien de fois j’ai pu la sortir celle-là. Cette phrase accusatrice, réductrice, dé-responsabilisante, qui est presque devenue un réflexe de ralage intense dès qu’un truc traîne ou qu’une tâche trône quelque part. C’est vrai quoi ! Qui pense à lancer le vaisselle avant d’aller se coucher, à arroser les plantes, à prendre le prochains RDV vaccin ou le premier RDV orthoptiste (oui ça sent le vécu là ahahah), à laver et ranger les vêtements de la prochaine taille de bébé qui est un peu à l’étroit dans son 6 mois ( oui vécu aussi il y a peu), à ramasser les miettes de la table basse, à réserver/planifier/prévoir/anticiper/laver/ranger/organiser etc, etc ….. ?

Qui ?

Ben c’est bibi, et bibi elle fait tout et blablabla. Bibi, j’ai une mauvaise nouvelle, je ne vais pas aller (que) dans ton sens. Sorry, not sorry mais, t’es tu déjà demandée comment fonctionnait ton partenaire ? Quel était son rythme de ménage, sa façon de s’organiser propre, ce qu’il en pensait, comment il l’envisageait, avant que tu sois déjà passée partout en râlant ô combien ils sont tous pareils ? Ça fait tilt ?

 

Il/Elle n’est pas toi

Flash News : ton partenaire n’est pas toi. Il n’est pas dans ta tête et ne pense pas forcément comme toi. As-tu déjà pensé que c’était surement réciproque pour ce partenaire que tu fasses toujours à ta sauce, selon ton envie, ton moment, ta décision et qu’il n’avait rien droit de dire car tu es tellement persuadée d’être dans le vrai que tu n’écoutes pas vraiment.

Cependant, Mr ou Mme Partenaire, depuis quand on se laisse vivre en abandonnant tout effort ? Depuis quand on laisse l’autre diriger en s’écrasant car finalement c’est plus confortable que d’essayer de trouver des solutions ? Oui vous avez bien trouvé quelque chose à rester dans cette situation : des excuses.

Voilà, maintenant que je me suis mise tout le monde à dos, je vais développer et vous donner des pistes de réflexions qui pourraient bien remettre plus d’harmonie et de compréhension dans votre foyer. Mais avant ça, je vais me servir une tasse de café.

 

–> Choisir un moment calme pour faire le point, 
Et j’insiste sur le « moment calme ». Trouvez-vous un p’tit instant où chacun est disponible pour parler et écouter l’autre, sans distraction autour du type smartphone, avec l’intention d’échanger sur on ton d’égalité et de bienveillance. En effet, le but est l’ouverture d’esprit et l’écoute de l’autre, pas de rester campé sur ses positions et faire le bourrichon. On cherche une solution, pas à faire plier l’autre.

–> Respecter et écouter en se posant les bonnes questions,
Quelques trucs et astuces pour une discussion ouverte et respectueuse : arrêter d’utiliser le « tu » dans ses phrases, et reprendre le pouvoir sur ses actions en utilisant le « je ». 

Exemple :  » Tu ne fais jamais rien », devient, « j’ai l’impression que tu ne fais rien » ou encore,  » Tu laisses tout traîner par terre » deviens « j’ai observé que souvent les affaires restaient par terre et j’ai la sensation de les ramasser plus souvent ».

On n’accuse pas l’autre, on lui fait part de nos ressentis, de notre vision, de comment on la vie cette situation.

Dans l’autre sens : « Tu fais tout avant que je m’y mette », ou encore « Tu n’es jamais contente quand je le fais » se transforment par exemple en « J’ai l’impression de ne pas pouvoir le faire à mon rythme ».

D’un côté on arrête d’infantiliser et de se victimiser, de l’autre on stoppe la passivité et l’abandon. Ensemble, on va avancer.

 

–> Ensemble on avance,
Ben oui, c’est ça le but ! Donc on profite de ce moment d’échange (qui prendra peut-être du temps pour que les égos se calment et quelques séances avant que la communication se fluidifie) pour parler à coeur ouvert, sans agresser l’autre et dans la communication positive du « je ». Oui ok, et ensuite, on dit quoi ?

On va commencer par se poser des questions. Quel est mon rythme personnel de ménage/rangement/courses ? Qu’est-ce que j’aime faire/pas faire/ce qui ne me dérange pas ? Comment je fonctionne pour l’organisation et la gestion de mes RDVs, de ceux de la famille ? Quels outils j’aime utiliser et sont intuitifs pour moi ?

Une fois qu’on a répondu à ces questions personnelles, on va partager chacun ses réponses. Nous avons notre base de communication et d’organisation du foyer !

 

J’en ai même créé un programme qui explique pas à pas comment trouver son organisation personnelle, communiquer avec partenaire/collaborateurs, mettre en place une organisation efficace et facile, pour partager nos plannings et plus de bons moments avec ceux qui partagent notre quotidien. Bonus inside : des tableaux d’organisation tout prêts pour la famille notamment.

–> Mise en commun et émergence d’un plan,

Vous sentez ce poids qui s’enlèvent de vos épaules ? Cette boule au ventre qui vous quitte ? C’est normal, et vous allez kiffer. Grâce à l’exercice précédent, vous allez pouvoir échanger sur qui aime faire quoi ou non et vous répartir les choses à faire, trouver des compromis et partager quand aucun n’aime passer la serpillère ni ranger le linge par exemple. Si l’un n’aime pas parler au téléphone, c’est l’autre qui prendra les RDVs familiaux et vu qu’il est pas fan de logistique concernant les impôts, c’est l’un qui s’en occupe ! Vous voyez comment les choses commencent à s’articuler les unes autour des autres, et non plus en confrontation ?

 Ensuite vous pourrez passer aux questions sur la fréquence et la planification. Trouvez un rythme, une organisation, propre à vous deux ou à votre fonctionnement de famille. Moi je fais le ménage et rangement quand je le vois, quand ça me démange ou quand j’ai besoin de passer mes nerfs ou d’évacuer. Tenir un planning de faire ceci tant de fois par semaine, ou tout les mercredis … ce n’est pas moi, et je l’ai compris il y a …. 3 jours ahahaha xD Bon, Mr W m’a fait part de son soucis de ne rien voir, car moi je suis très attentive aux détails et j’observe énormément en détail ce qui m’entoure. Donc je vois des jours( semaines) avant lui quand il y a besoin de nettoyer par exemple. Du coup, vu que c’est ma façon de faire, je le fais sans l’imposer, sans lui reprocher. Et lui, quand vient le week-end (son fonctionnement c’est de faire les samedis matins), il fait tout ce qu’il a à faire, tout ce que je n’ai pas fait la semaine ou n’aime pas faire. L’équilibre est plutôt bon, parce qu’il nous correspond, et que depuis que j’ai envisagé le fait qu’il avait peut-être un rythme différent que le mien, des besoins et envies différentes aussi, et que je n’avais pas lui imposer (de quel droit ?) un rythme, des tâches, une fréquence et un résultat, on va mieux ahahaha. C’est vrai, je n’aimerais pas qu’on m’impose un planning de ménage, pourquoi je le ferais subir à celui avec qui je partage ma vie ?

 

–> Personne n’est parfait,
Bon et puis pour finir, on respire et on se détend ! Personne n’est pas parfait, pas vous, pas votre partenaire, les oublis ça arrivent, l’inattention aussi. Que cela ne devienne pas une excuse non plus hein ! Mais si vous êtes maniaque et votre partenaire plutôt bordel organisé, essayez de créer un bordel maniaque ! Créez une nouvelle dynamique qui soit le reflet de vous deux ( ou 3 ou 4 ou plus si vous avez des enfants). Le foyer c’est vous, sa logistique également. Faites-le à votre image ! Vous serez surpris de constater tous les effets positifs de cette façon de procéder sur votre couple, votre quotidien, votre humeur, l’ambiance à la maison. 

 

 

Voilà, il est maintenant 7:28, le café n’a pas fini de couler (je vais mettre de ce pas un « Détartrer la cafetière » dans notre tableau d’organisation de la maison) et je vais aller profiter de ce ptit moment pour moi pendant que les hommes dorment pour souffler et peut-être même m’assoupir sur le canapé. Belle journée à tous, 

Des bisous de café,

 

 Ophélie

C'est moi qui fait tout !

Les blablas de Freyja

Premier pas en Auvergne

Premier pas en Auvergne

Les cartons sont posés, le camion est rendu, le décor a changé. Nous voici arrivés en Auvergne, notre nouvelle région !!!

 

L’appel des Puys

Après plus d’un an que je souhaitais quitter l’Occitanie, le rêve s’est réalisé et nous sommes allés nous nicher dans une ravissante maison près de Clermont-Ferrand. Les critères étaient simples : être entourés de vert et avoir une pièce pour mon bureau. Mes voeux ont été exaucés !

Avec le Covid 19, ce ne fut pas aisé de rester confiants sur ce projet qui devenait urgent à ma survie mentale. L’environnement dans lequel nous étions dans le sud de la France me rendait folle : 

– des voisins bruyants, 

– de la chaleur étouffante, 

– peu d’accès à pied à de la verdure, 

– beaucoup de circulation et de pollution, 

– sentiment d’insécurité, 

– un logement très mal isolé phonétiquement et thermiquement.

Bref, je ne m’y sentais pas très bien. J’ai donc fait une liste de ce que je souhaitais comme environnement pour me sentir bien et dans lequel je voulais vivre et m’épanouir. J’ai demandé à Mr W. de faire de même et ensuite nous avons comparé pour voir ce qui était en commun pour dessiner dans nos esprits l’endroit de nos rêves, le lieu idéal pour notre futur nid, celui qui verrait grandir mini-nous. 

Ce qu’il est ressorti c’est beaucoup de nature, du relief, proche de la neige (ou dedans si c’est faisable), proche de nos familles et amis (pas plus de 4h de route), et avec des hectares de nature sans humains. Le centre de la France était tout indiqué. C’est comme ça que nos recherches nous ont conduites ici.

 

 Une organisation béton

Je vous parlais du Covid plus tôt, et je commençais à perdre espoir avec le confinement de pouvoir déménager tant que les mesures ne seraient pas levées. Et bien, par chance, foi, l’Univers, le JOUR MÊME du déconfinement, on nous a appelé pour visiter une maison le LENDEMAIN et deux jours après, on nous confirmait la bonne nouvelle : nous étions les nouveaux locataires de ce bien locatif auvergnat !!! Après une petite danse de la joie et du champagne, je me suis mise immédiatement à l’organisation. J’ai ouvert mon Trello et j’ai fais un tableau spécial avec Mr W. car nous devions déménager dans … 3 semaines ! Je vous ai d’ailleurs ajouté ce tableau en bonus dans Organisation Facile et Intuitive 😉

 Puis, dans un élan survenu d’on ne sait où, Mr W. a enclenché le mode tornade et a mis l’appartement en cartons en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.  Nous avons eu un sérieux désaccord par la suite. Et ce, même avec des apéros-bilans (voir l’article sur le concept ici), des tableaux comparatifs, de l’auto-coaching, il a fallu se rendre à l’évidence que nous avions une vision différente de ce déménagement, et nous n’avons pas trouvé de terrain d’entente. A mon grand regret, mon avis n’a même pas été envisagé comme une éventuelle possibilité, et c’est encore un sujet « tendu » aujourd’hui. Je voulais faire appel à des déménageurs avec l’inconvénient du budget multiplié presque par deux mais avec également l’avantage de le faire un une seule journée (contre 4 en faisant nous-même), de s’épargner des kms, de la fatigue, des journées à gérer seule l’emménagement et un bébé de 4 mois etc … Selon son point de vue, le budget l’emportait sur le reste. J’ai fini par accepter que j’avais perdu sur cette manche, et il en a entendu parlé longtemps ! Aujourd’hui, la page est tournée, nous avons chacun appris de cette situation, et la joie d’être dans une maison qui nous apporte tant de bonheur l’emporte. (Il a de la chance mouahahah).

Deux semaines après notre arrivée,  les cartons sont presque tous déballés et rangés et cela a été très rapide et intuitif comme installation. Nous avons profité de l’occasion pour customiser quelques meubles et leur donner une seconde vie, nous avons investi les immenses placards des chambres et du bureau (j’ai fais un post sur Instagram sur le Syndrome du placard vide et comment y remédier ici). Nous allons maintenant profiter de cette belle région et partir à sa découverte tout au long de l’été (on a 3 châteaux juste autour de chez nous déjà !).

 

Résumé pour trouver son lieu de vie idéal

Si je devais résumer d’après mon expérience ce qu’il vous faut pour trouver le lieu rêvé où poser vos valises et construire votre nid, ce serait de : 

– Noter et réflechir à vos critères pour un quotidien en paix, 

– Faire de même pour votre partenaire ou collocs,

– Mettre en commun, voir les similitudes, ce qui diffère, trouver un profil idéal aux deux, 

– Regarder ce qui pourrait correspondre dans le monde, à vos critères,

– Ressentir si cela vous parle comme destination, 

– Comparer avec votre situation sociale, professionnelle, familiale : est-ce envisageable ? Si non, comment rendre ça possible ?

– Que faut-il mettre en place pour y arriver ? De quoi avez-vous besoin comme ressources, finances, temps, moyens, outils ?

– Lister les actions et mettre des dates pour les réaliser, 

– Se lancer et accueillir avec joie chaque étape <3

 

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu et que vous avez vibré autant que nous durant cette aventure. Je vous souhaite de trouver un endroit aussi magique pour vous que celui que l’on a trouvé l’est pour notre famille. Je vois déjà les effets impactant de l’environnement sur l’être humain, sur nous, notre humeur, notre moral, notre énergie, notre vibration, sur tout en fait ! Je peux officiellement dire que le début de notre rêve est activé, et qu cela va continuer sur cette belle lancée !

A cœur vaillant, rien d’impossible <3

 

Bisous verdoyants, 

Ophélie

 

 

 

Premiers pas en Auvergne - La Méthode Freyja

Les blablas de Freyja

Je déteste être maman 2/2

Je déteste être maman 2/2

La grossesse pas au top, mais pas pire, je me dis que le meilleur reste à venir.

J’arrive à la fin. Nous sommes en Janvier et j’ai l’intuition que petit chat arrivera en avance. Je le sais, je le sens.

 

Quand tu perds toute ta confiance

et que tu ne sais PLUS RIEN. Ta culotte est mouillée. Tu t’es fais pipi dessus ? C’est les eaux ? Combien dois y en avoir ? Faut y aller tu crois ? Je panique pour rien ? Bref, tu ne sais plus comment tu t’appelles.

Allez go au CHU, il est 3h du matin, le Jeudi 23 Janvier. Je suis sur un nuage. Très contente d’être débarrassée de la grossesse, je vais pouvoir enfin dormir sur le ventre ! Et donc dormir pour de vrai ! (Naïveté quand tu nous tiens !). Oui parce-qu’après pour peu que tu allaites ou non, tu vas avoir les seins gonflés à bloc, pour ma part, très très douloureux, toutes les 3/4h. Mais j’y reviendrais. 

Pour l’heure, le boulot commence, j’ai mon plan d’attaque, et le reste on va improviser.

 

Improviser.

C’est le mot. Pourquoi faire un plan quand rien ne se déroule comme prévu ahahaha ! Au moins ça m’a rassurée pour le début !
Faire un plan de naissance c’est cool, ça permet de te poser les bonnes questions, de te renseigner, de te projeter et de trouver la meilleure façon d’accoucher pour toi, et ton partenaire. Bon, tout ne s’est pas passé comme prévu, et Petit Chat a décidé d’arriver la tête en bas (jusqu’ici tout va bien) mais en regardant vers l’autre côté. Autant vous dire que les contractions sont pas les mêmes, car elles vont chercher les reins et paralysent tout le bas du dos. Pour un travail en mobilité, c’est loupé ! Je commence à hurler de douleur et je craque pour prendre la péridurale après des heures et une dilatation qui n’avance pas et reste à 4. Je vous épargne le récit et les hurlements (ah ben j’ai bien connecté le côté sauvage et bestial de la natalité, celui qui te connecte à cette force primaire et naturelle), car après une dilatation express, petit chat arrive. Je suis passée de 4 à j’ai un bébé dans les mains en 10 minutes, après une demi journée à hurler.

 

Le Choc.

Premiers instants, premier cri pour lui, dernier cri pour moi, et voici la surprise.

Le choc.

Je tiens un p’tit truc gluant, la douleur s’est arrêtée, la brûlure a disparue, je ne réalise pas, j’ai envie de dormir, j’ai envie de rentrer chez moi, je capte rien, je vois Mr W.  tout ému, heureux, un sourire énorme sur le visage, je ne sais pas ce que je dois faire, je le regarde, je regarde le p’tit truc, je le regarde à nouveau, je sais pas ce qu’exprime ma tête. Je souris ? Je pleure ? Je ne sais même pas, je ne capte rien. Comment on doit réagir dans ces moments-là ? Elles disaient quoi les mamans sur leurs blogs et leurs posts ? Je sais plus comment je doit être ou ce que je dois. 

La sage femme met Peter au sein, la douleur revient mais de manière plus douce, ce n’est plus la brûlure de métal en fusion ressentie pendant l’accouchement. La péridurale s’estompe. J’ai froid et chaud, je suis toujours mi-figue mi-raison, mais il faut être heureuse, j’ai mon bébé dans les bras, c’est comme ça qu’on fait hein ? Et puis on nous annonce que la chambre sera partagée et que papa ne sera pas là les 3 nuits que je passerais ici. Je m’effondre.

Comment je vais y arriver ? C’est lui qui me dit quoi faire, quoi penser, quoi ressentir, moi je suis déconnectée de tout. Je regarde ce petit humain fragile et ô combien dépendant de moi et j’essai de me rappeler ce que j’ai lu ces 9 derniers mois, de me souvenir quoi faire, comment répondre à ses besoins physiologiques et émotionnels. Ne pas laisser pleurer, réconforter, parler, d’une voix douce, chantonner, le bain, la tétée, les positions d’allaitement, la technique pour mettre bébé au sein. Ses pleurs me font pleurer et je me sens désemparée. Les sages femmes me rassurent. L’allaitement est douloureux, c’est normal c’est le début. Je n’arrive jamais à le mettre au sein seule, il décroche. Je suis si fatiguée. Je ne sens même plus la douleur des tranchées tellement l’allaitement me fait mal. On me donne des crèmes, on me dit que sa posture est bonne, pourtant je n’y arrive pas. Je persévère, je m’accroche. On me demande si c’est mieux comme ci, ou comme ça. Non. On me donne des bouts de seins et de la lanoline. C’est un peu mieux, il faut que les crevasses guérissent.

 

Retour à la maison.

Par chance, mon mari a posé deux semaines de congés en plus de ses pauvres quelques jours de congé paternité. C’est une blague ce congé. Limite du foutage de tronche. Comment voulez-vous qu’en 11 jours la mère se soit assez remise de tout ? Physiquement, émotionnellement, fatiguement ? Elle est chamboulée et on la laisse seule avec un petit humain dépendant H24 qui a besoin de beaucoup d’attention. C’est inhumain.

J’ai donc eu beaucoup de chance car il a repoussé d’encore deux semaines. Par contre l’allaitement c’est horrible. Je garde le bout de sein en silicone et ça continue de faire mal même avec. Personne ne me dit pourquoi, à part de l’enlever le plus vite possible. J’essaie. J’en pleure de douleur. C’est pas possible ! Je garde le silicone, ce plastique qui se met entre mon fils et moi. Je continue machinalement les gestes que j’ai vu dans les bouquins, ce maternage proximal, qui est sensé décupler le lien entre ton bébé et toi, de renforcer cet amour inconditionnel. Je commence à flipper, parce -que je ne ressens pas ça du tout. J’en parle à personne. J’ai peur. Peur de ce bébé, de ce lien non existant, de créer en lui un manque affectif, de m’effondrer, de lui donner du lait en poudre tant diabolisé par les brigades pro-allaitement. Je ne comprends pas. Avec tous mes ateliers sur l’allaitement, le portage, le maternage, mais qu’est-ce que je foire ?

 

Maternage Proximal refusé.

Je continue de m’accrocher. Je me renseigne quand j’ai 5 minutes où je somnole pas. Bébé a des coliques de ouf. Ma maman est venue en renfort et ses mains magiques de magnétisme aident Peter a dormir un peu. Mr W. est formidable avec son fils aussi. Cela me rassure et fait culpabiliser encore plus. Mais qu’est-ce qui cloche chez moi ? Pourquoi je n’arrive pas à allaiter mon bébé ? Pourquoi je ne me sens pas connectée à lui ? Pourquoi j’ai l’impression d’être un robot avec lui ? De pas l’aimer ?

Il a donc ces coliques. Et puis j’avais lu que le portage aidait beaucoup. Nous avons donc des écharpes. Peter n’aime pas être serré. Enfin c’est mon ressenti. Mais tous les bébés kiffent. Alors je dois me tromper. Qu’est-ce que je fais de mal ? Je révise mon atelier portage. Je recontacte ma pote animatrice, elle me refait une vidéo pour que j’améliore. Peter se débat une fois sur deux. Bon :/ C’est peut-être les coliques qui le font tortiller, et l’écharpe l’enserre trop ? J’en sais rien. Ça commence à me courir sur le haricot. Pourquoi c’est si compliqué ? Alors que j’étais partie pour quelque chose de fluide, d’instinctif, de maternel, de naturel ? Pour continuer dans la lancée, on donne la tétine à Peter, contre toutes les recommandations pour éviter la préférence sein-tétine et faire foirer mon allaitement . Mon allaitement, cette blague. Je contacte d’autres personnes de diverses asso parce-que JE SAIS et JE SENS que quelque chose ne va pas. On lui a coupé les freins de langues à la maternité (parce que j’avais insisté pour vérifier, sentant qu’il n’était pas optimal sur ses tétées). On me dit pas grand chose à part d’arrêter tétine et bout de sein silicone. Pas grand chose sur la douleur. J’aimerais que quelqu’un vienne voir Peter téter et le Covid débarque.

On essaie tant bien que mal de se débrouiller lui et moi, et plus ça va, plus je sens de la colère, du dégoût, de moi-même. Un jour je me réveille et cette phrase dans ma tête « Je déteste être maman ». Bam. Le poids sur les épaules s’envole. Je déteste tellement tout ça, je regrette aussi. Ce pauvre bébé qui n’a pas mérité ça. Je l’aime lui, je le sens bien en moi quelque part. C’est pas viscéral comme le décrivent beaucoup de mamans, mais je sens un instinct de protection envers lui tout de même. Mais punaise, être mère ? C’est la MERDE ! (Pardon !!!)

Je commence à craquer tous les jours, puis plusieurs fois par jour. Sans le faire exprès je commence à parler autour de moi, de ce mal être. Je sens la dépression arriver. Ah ben non, elle est déjà là, la fameuse ! Le baby blues. C’est beaucoup moins sexy que le nom qu’on lui donne.

Et puis je parle avec une personne qui se trouve être conseillère en allaitement, et elle me sort qu’elle a l’impression que je fais une aversion. Je regarde sur le net ce que c’est. En plein dans le mille. Que je suis soulagée ! Je sais enfin ce qui cloche. J’ai identifié la chose. Nommer et savoir, c’est le début de la solution. Cela fait plus de trois mois que je sens un truc et que PERSONNE (Pro ou asso) ne me prend au sérieux ou ne m’écoute vraiment, et grâce à elle (Angélique si tu me lit, un MILLIARD de mercis) je vais pouvoir trouver une solution et AVANCER. On découvre en même temps que Peter fait une hypotonie de la mâchoire inférieure, c’est-à-dire qu’il a un tonus amoindri et donc avale beaucoup d’air pendant les tétées. D’où les coliques de malade.

 

Changement de cap.

Il n’en faut pas plus pour que le déclic se fasse. Action – Réaction.

Rdv avec les professionnels pour aider Peter dans un mois ? Non merci. Continuer de repousser mon bébé à chaque tétée ? Non merci . Un petit plop dans ma tête se fait, et je sais que je dois commencer les biberons de lait maternel. Hop, j’ai un tire-lait, ça tombe bien ! On teste le biberon, Peter le prend sans soucis. Yes ! Une victoire ! Enfin ! Mr W. est aussi content de pouvoir partager ce moment avec son fils (même s’il le portait très souvent et s’occupait de lui plus souvent que moi).

Puis un jour, c’est moi qui lui donne le biberon. La révélation. En 3 mois et demi, je me sens maman pour la PREMIÈRE FOIS.

C’est le choc. Les émotions se bousculent, j’ai l’impression de rencontrer mon fils pour la première fois également. J’en pleure. De l’écrire, j’en pleure encore ! Je me rends compte que le tire-allaitement me fait le même effet que la tétée. On découvre que j’ai aussi un vasospasme. C’est la goutte d’eau. Je décide de passer au biberon de lait en poudre bio. Je sais que mon lait est le meilleur, mais j’ai aussi entendu dans ces réunions et ateliers sur l’allaitement qu’une maman bien dans shoes, c’est plus important pour un bébé heureux.

 

Conclusion.

Quasiment tout ce que j’avais envisagé et prévu pour cette maternité, grossesse, éducation ne s’est pas déroulé comme prévu. Le maternage proximal et approximatif, les valeurs écologiques ont été balayées (je n’ai pas eu la force de me mettre aux couches lavables, on prévoit ça pour ses 6 mois ! Enfin, on verra ! ), et je ne fais plus de plans. J’ai des idées, des directions, et je verrais avec mon bébé où il souhaite aller. On fait ce chemin ensemble, tous les 3, et maintenant je me sens maman pour lui. 

Du coup, je ne fais pas de plans sur la comète concernant la DME, l’école à la maison (ou le unschooling), les couches lavables, le minimalisme et tout ça. On improvisera, tout en continuant d’écouter le rythme de petit chaton, ainsi que le nôtre. J’ai passé une journée seule avec Peter et tout s’est passé à merveille. Cela m’a redonné le boost dont j’avais besoin depuis ces péripéties, et un peu confiance. Je me pose toujours autant de questions, mais maintenant je sais que la réponse viendra d’elle-même, car dans notre tribu, on lâche rien, et on peut compter les uns sur les autres.

Ce petit chat a été un tsunami auquel je n’étais pas prête. Je savais que c’était une sacrée aventure. Et elle ne fait que commencer !

 

Je remercie mon mari qui a été un soutient, un pilier, un père et un mari extraordinaire. 
Je remercie tous les professionnels, les associations qui aident les mamans dans ce quatrième trimestre dont on parle peu (et qui souvent se passe mieux hein, je vous partage juste mon expérience, ce n’est pas tout le temps comme ça ahah !).
Je remercie tous ceux qui ont été bienveillants envers moi, encore aujourd’hui, les oreilles attentives, les rigolades, les échanges et le soutient. 

C’était un partage de mon expérience. Beaucoup de mamans autour de moi (quasi toutes !) on eu des allaitements longs et souvent merveilleux. Je ne prône ni l’un ni l’autre, je prône l’écoute de soi et de son bébé.

 

Bravo si vous avez lu jusqu’ici, je ne pensais avoir tant de choses à raconter ahahah !

 

Des bisous émus, 

 

Ophélie.

 

Quatrième trimestre de l'enfer

Les blablas de Freyja

Je déteste être maman 1/2

Je déteste être maman 1/2

BOUM ! Vous aussi ça vous a choqué ?

Imaginez un tsunami de révolte, de colère, de frustration, de honte, d’outrage, de dégoût, d’incompréhension, de jugement, de désarroi, et multipliez-le par 1000. Vous avez à peu près une idée vague de ce que je ressens depuis trois mois. Et vous vous dites, mais comment c’est possible, c’est la plus belle chose du monde d’être maman, comment elle peut détester ça alors qu’elle en a ch*** pour avoir son bébé, qu’elle le voulait ? Faudrait savoir et arrêter de se plaindre !

Je me suis posé aussi la question, et je me suis détesté de ressentir ça. Pire. Mon bébé ressentait tout aussi, et je m’en voulais trois fois plus pour ça.

 

La Maternité, c’est pas inné.

Nouveau slogan. Le ton est donné. Pardonnez-moi si mon article est un peu amer, c’est le goût qu’il me reste de ces dernières semaines.
Je ne suis pas idéaliste. J’ai des aspirations, des rêves, des désirs et des plans dans ma vie. La maternité en était un. Après quelques déboires gynécologiques, une endométriose, une opération de l’utérus et une convalescence d’un an, me voici enceinte, quelques jours après mon mariage.

Bulle et nuage de magie, courses de poneys sur arc-en-ciel, rêve et délices. Ahahah ! Quelle naïveté.

JE SAIS que la vie n’est pas parfaite, ni toute rose. JE LE SAIS. Et je sais aussi voir la beauté en toute chose, c’est un de mes traits de caractère dont je suis le plus fière je crois. Et c’est pour ça que se fut aussi dur à vivre, dès les premières semaines de vie de ce petit être. J’ai essayé de me dire que j’avais de la chance, semaines après semaines, mois après mois, d’être enceinte quand j’avais autour de moi des personnes qui rêvent d’être mamans et me l’ont bien fait passer comme message (j’ai même eu droit au « nan mais je vais pas compatir hein, excuse-moi parce-que moi je sais pas si je pourrais une jour …bla bla bla »). Mais cela n’a pas suffit. L’auto-persuasion ne fonctionne qu’un temps. Et surtout autour de la maternité, monde parallèle où la bienveillance se fait rare, où les conseils fusent même quand tu ne demandes rien, et où QUOI QUE TU FASSES, tu es jugée ! Comme si le jugement que tu avais de toi-même et l’insécurité d’apporter ce qu’il faut à ton bébé n’était pas suffisant, tu sais.

 

 

La grossesse a bien démarré,

pour vraiment devenir un calvaire. Et le mot est faible, du point de vue de MON ressenti. Premier trimestre, nausées, sans vomissements (une chance !), vertiges, fatigue extrême, je suis obligée de fermer mon cabinet de massage, ayant des vertiges et ne tenant pas debout plus de 10 minutes (merci à mes derniers adorables clients compréhensifs et qui m’ont encouragée! ). Je dors 16h par jour, et j’ai le sourire béat de cette heureuse nouvelle. J’ai des idées pour transformer mon entreprise, je rebondis facilement (au sens figuré pour le moment). Pas très productive, pas trop de compréhension dans l’entourage, mais j’ai encore beaucoup de forces pour ce bébé et moi ! Et puis je me nourris que de concombre et de kiri. Heureusement que c’est le début de l’été !

 

 

Deuxième trimestre,

vertiges partis, ouf ! Nausées toujours là par contre et une sensibilité aux odeurs intense. Obligée de changer 4 fois de lessive, toutes me rendent malade. Fatigue toujours aussi intense, mes yeux commencent à faiblir, et je dois faire de la rééducation orthoptique. Tout l’été dans la canicule avec 30 minutes de marches du tram au cabinet. On me dit, « ohhhh ça va, être enceinte n’est pas une maladie hein ! ». J’encaisse. Mais le soir je commence à pleurer de fatigue, de questionnements (pourquoi je suis si faible ?), et sans raisons aussi parfois. La vie de couple en prend un coup également, notre vie intime étant tellement intime qu’on ne la trouvait plus, nauséeuse à la moindre occasion. On me dit  » Oh ben faut te bouger aussi là, à rester dans le lit ou le canapé ça va pas aider ». Je me dis que c’est peut-être vrai et que mon métabolisme va peut-être se relancer. Nan. Nan nan nan. 
J’essaie le yoga, la piscine, la gym ball … je rebondis moins facilement (au sens propre). Pourtant je veux préparer mon corps à l’accouchement, je veux garder de la souplesse un minimum, de l’endurance, travailler mes muscles. Malaises et vertiges me font tout arrêter. Et la culpabilité s’en vient.

Une sciatique débarque aussi, et m’empêchera de marcher correctement jusqu’à 2 mois post-partum.
Ceci dit, j’avais une démarche de pirate, et c’était parfois drôle à voir xD

 

Troisième trimestre,

je kiffe mon ventre. Que je l’aime ce gros bidou ! Je veux le voir grossir et grossir encore et encore ! Je m’inquiète beaucoup pour ce bébé. Est-il à l’aise ? Est-il nourrit convenablement ? Est-ce que le fait de ne pas bouger ou peu a un impact sur lui ? M’entend-t’il ? M’aime-t’il ? Et puis je tombe malade. Une gastro je crois ou une intoxication alimentaire. Je loupe le mariage de mon cousin. Je m’en veux (ohhh mais ça devient une fâcheuse habitude que je n’aime pas beaucoup ça !) mais j’ai eu de la fièvre, et j’ai vomis. Se pencher sur le trône avec un gros ventre c’est sport !
Je lâche prise un peu et le calme revient. La fatigue est une amie qui squatte à la maison tous les jours depuis des semaines, je ne sais plus, je suis perdue dans mes comptes. Un beau matin, l’angoisse est venue avec elle. Et ensemble elles m’ont retourné le cerveau.

Je suis prise d’angoisses chroniques, infondées, surréalistes sur TOUT. Et surtout sur le bébé.

 Une angoisse de pas gérer les premiers jours. Ouf le papa sera là. Et après ? Comment je vais faire seule ? C’est si petit, si fragile, s’il pleure je fais quoi ? Tout le monde dit que tu réponds instinctivement aux besoins de ton bébé, que tu reconnais les pleurs blablabla mais si j’y arrive pas ?

Bref, vous voyez le tableau. A cela vous ajoutez des pleurs journaliers. Une musique, une pensée, un courant d’air … et hop je pleure, à gros sanglots. Parfois toute la journée non stop. Et puis je vous avais caché le glamour de cette grossesse : les hémorroïdes. Qui sont toujours là. Donc ça fait un an que j’ai des hémorroïdes. 

 Ouaip.

Soit.

Pour ne pas mal vivre cette grossesse, je m’offre de temps en temps des massages pour femmes enceintes, que j’ai tant pratiqués et que je peux enfin recevoir. Cela me donne aussi des pistes pour créer encore plus de bien-être autour de mes clientes, d’être à leur écoute. Je comprends beaucoup plus ce qu’elles me confiaient, ce qu’elles vivaient. Et j’ai déjà noter des idées pour augmenter le confort et la qualité de ma prestation. UN VRAI MOMENT-COCON vous attend à la reprise mesdames <3

Je profite de ce temps où je ne peux pas trop travailler pour m’équiper, principalement en seconde main, selon mes valeurs liées à l’écologie, au maternage proximal etc … Je révise le massage bébé qui prend une dimension nouvelle pour moi. Je ne vais plus enseigner aux parents, je vais être le parent cette fois-ci. Pourvu que mon bébé aime ça !

Les semaines passent, et c’est le moment d’aller au CHU pour rencontrer les équipes et visiter les lieux. Cela me rassure énormément, cependant l’angoisse profonde reste. J’ai mon plan pour accoucher, naturellement, avec musique épique, lumière tamisée, mobilité et danse pendant le travail, salle nature accessible avec baignoire, lianes de suspension, peau à peau à la naissance, tétée de bienvenue, bref, je suis opé pour ce jour fatidique qui promet une rencontre magique. J’ai hâte de vivre cette intensité et de renouer avec l’instinct sauvage des femmes du monde qui ont donné naissance depuis des millénaires. Lol.

 

Pour finir sur une note joyeuse, 

Il y a eu quand même des points positifs à ces neuf mois. J’ai adoré mon gros ventre, et plus je prenais de poids, plus j’étais heureuse.

Les échographies, des moments intenses, souvent gâchés par le praticien. Choisissez-en un qui ne vous infantilise pas, et qui n’a pas de gestes invasifs. J’ai changé en cours de voyage car ce n’était plus gérable de pas pouvoir exprimer ce qu’on souhaitait et d’être pris pour des débiles quand on pose une question. Futurs parents : AFFIRMEZ-VOUS ! Je ne l’ai pas assez fait, je ne me suis pas écoutée, et je l’a regretté. J’en tire un apprentissage, et cela m’a rendue plus forte (un peu), n’empêche que vraiment, faites-vous respecter. Il existe des praticiens autour de la maternité qui sont merveilleux, attentifs, à l’écoute, compréhensifs, bienveillants et patients.

Ensuite, deuxième point préféré c’est le rapprochement que ça a créé avec ma maman et avec ma soeur. Une belle connexion qui continue aujourd’hui et qui m’a fait réaliser que j’avais envie de les voir plus.

Et last but not least, la rencontre avec Peter ce petit chat tant attendu, tant désiré, tant craint.

 

suite dans le prochain article ….

Je Déteste être maman - La Méthode Freyja

Les blablas de Freyja

Noces de coton – Bilan de notre 1ère année de mariage

Noces de coton – Bilan de notre 1ère année de mariage

Un an.

Déjà ! Nous fêtons aujourd’hui nos noces de coton. Il y a un an, nous étions à la mairie, en petit comité, pour célébrer notre union. Un an que j’ai enfilé mes escarpins bleu pour dire oui à Mr W, entourés de nos parents, grands-mères, sœurs, neveux, témoins.

Après l’échange de vœux et le Oui solennel qui (avec beaucoup de maîtrise de soi) n’a pas été arrosé de larmes, nous sommes aller trinquer au Pro Race Café, un restau/bar avec voitures de simulation, ambiance circuits et baroudeurs de bitume. Nous avons pris un super repas, fait une course de bolide endiablée et 15h sonnait déjà.

Puis nous sommes partis à Béziers sur le domaine que nous avions réservé pour le week-end, pour décorer/installer la salle/préparer le chapiteau de Cérémonie et monter le plancher de danse pour le vin d’honneur. Superbe lieu entouré de nature, préservée et respectée, un petite rivière au fond, il ne m’en fallait pas plus pour craquer sur cet endroit magique.

Le soir, repas avec les premiers arrivés dans un ptit relais routier d’à-côté avant les festivités du lendemain. Je ne vous cache pas que la journée fut stressante pour une adoratrice du détail parfait comme moi. Des couacs, des contre-temps, du travail de fleuriste magique et magnifique qui a rattrapé beaucoup et nous voilà déjà le soir du 4 Mai. Date symbolique pour tout fan de Star Wars qui se respecte, nous faisons notre entrée sur le thème de la célèbre saga et le repas se passe bien globalement. Soirée dansante, amis et famille émêchés à souhait, je suis surprise de constater qu’à 3h tout le monde est parti se coucher et je suis le mouvement.

Brunch du lendemain, je suis une femme mariée ! Les perspectives sont nouvelles, et j’aime beaucoup ce nouveau statut ^o^ 

 

Une année écoulée

A l’image de ce week-end de célébration, cette année s’est écoulée sans que je ne vois rien passer au final. Quelques moments intenses, d’autres difficiles, de la joie et de l’espoir, des projets qui avancent doucement. Finalement la vie passe, on la traverse tant bien que mal. 

J’ai repensé mon entreprise, je suis tombée enceinte, j’ai eu un beau bébé, je me suis rapprochée de certaines personnes, éloignée d’autres, j’ai investis en coaching personnel, j’ai investis pour développer mon business. J’ai redécouvert le sens de la famille, le sens de l’amitié également.

J’ai alimenté mes projets, et surtout le BIG ONE. Mon projet de maison sur des hectares de terrain de nature préservée, une maison bioclimatique et autonome, un retour à la terre et aux valeurs qui me sont si chères. Ces valeurs que j’aimerais transmettre à mon fils. 

Je me suis beaucoup donnée, et j’apprends aussi à me préserver.

Bref, une année qui ne fut pas de tout repos, et qui a été riche en enseignement pour celle à venir 😀

 

Tips de femme mariée

Alors, j’aimerais maintenant vous partager des astuces que j’ai mis en place pour notre première année maritale, pour sa survie et celle des membres de cette nouvelle famille.

1 – La communication tu développeras – c’est le plus important pour vivre en communauté !

2 – Sur toi avant tout tu travailleras 

3 – De tes envies et projets tu parleras

4 – Un équilibre, avec ton partenaire, tu trouveras

5 – Des souvenirs hors routine tu créeras

 

Voilà en gros ce que je retiens de cette première année. Beaucoup de mise en place de communication, de partages, de tentatives de trouver des solution, des compromis, de trouver l’équilibre entre les envies et besoins de chacun. L’apéro-bilan créé cette année est une réussite après un bon nombre de discussions « foirées » et je reste optimiste sur la suite de nos projets.

Globalement le mariage nous a renforcé, individuellement et en tant que couple, même si les crises de ces 12 derniers mois ont aussi été plus intenses ahahah. Une relation pleine de vie, de hauts et de bas, mais surtout, et c’est ce qu’on retiendra, d’amour + un ptit chat.

 

Et vous, votre première année de mariage ?

Des bises cotonnées, 

 

Ophélie

 

 

Mes tips de femme mariée

Les blablas de Freyja

Envie de découvrir mes 7 Rituels Bien-Être pour une semaine ressourçante à la maison?

Une semaine pour : 

-> Développer la communication au sein de votre foyer

-> Renforcer la connexion et les liens entre chacun de ses membres

-> Augmenter le bonheur de votre famille

-> Vous accordez du temps de qualité à vous-même et aux personnes que vous aimez

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